Vous trouverez aussi mon journal d'atelier, mon « Archéologie de mon quotidien ».
Pour voir mon travail de plasticienne, vous repporter au site officiel ( colonne de droite).
Handska
HANDSKA Plasticienne
Journal d'atelier ( archéologie du quotidien)
Vous trouverez aussi mon journal d'atelier, mon « Archéologie de mon quotidien ».
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Handska
La photo de mariage de ma cousine Catherine est surtout restée célèbre grâce à moi.... à presque 3 ans on m'y voit boudant après une très grosse colère, car je ne voulais pas figurer sur cette photo (déjà...)

Ce paysage m'a plongé en un instant, dans un immense tableau de
Gaspard Friedrich.
Je me sens liée au pays de Caux. Depuis ma prime enfance, je m'y rends tous les 1 mai pour une fête de famille chez un de mes oncles. J'ai aussi passée des vacances dans son jardin avec ma sœur Ann, quand on était ado et qu'on faisait chaque jour 20 km de vélo pour rejoindre la plage, parfois même sous la pluie....
J'ai ensuite souvent été à Etretat, avec des amies ou des amoureux.
Puis Veules les Roses, où nous avons élus notre domaine de week- end annuel entre (vieilles) amies ( exception faites les années d'accouchement, bissextiles ou cas de force majeur....)
Je suis donc heureuse de revenir exposer par ici....
Le 5, 6, 7 juillet 2013, rendez-vous au Festival du Lin, ou l'exposerai dans la chapelle de Flainville.
J'ai fait le ménage, rangé la maison, la veille, puis j'ai accrochée mes pièces un peu partout. Elles flottaient comme des fantômes au milieu du salon.
Le manteau de liens, avec ses cordons de plus de dix mètres faisait le lien entre le rez-de-chaussée et l'étage où se poursuivait la visite.
Même dans le jardin, dansait sous le cerisier en fleurs le vieux manteau de peau ressorti d'un carton.
Je l'ai ensuite attendu très longtemps.
Et quand il est arrivé il est resté un long moment silencieux, glissant comme une ombre à travers mes vêtements. J'ai eu peur de son silence, j'ai proposé des explications, un café et des tas de formules de politesse qui me rassureraient .
Il m'a juste répondu dans un tout petit chuchotement; "chut, laissez-moi rêver".
Puis il a suivit le fil du manteau comme un enfant, en ce précipitant là haut et un peu plus tard, j'ai vu qu'il y avait un peu d'eau dans ses yeux. Je ne savais pas bien quoi faire. Comment être.
J'ai compris qu'il aimait mon travail et que j'aurai sans doute une belle place, une vrai place durant le salon.
Quand il est parti, je me sentais un peu vide, un peu chamboulée par cet encouragement si particulier, profond, sensible, sincère...
Ma broderie nomade ( et féministe) a fait une halte chez mon amie Brigitte qui a brodé ce mot simple, fort et chargé de sens : NON
Parmi les tissus brodés, un châle de dentelle noir appartement à son arrière grand mère, une femme qui n'avait pas pu, pas appris à dire NON.....
Chaque année, le prunus nous offre le même spectacle que je partage chaque année avec vous, la boite de crayon de couleur en plus, hommage à l'Asie, à la Chine qui me manque, au Japon qui me faire de l'œil depuis si longtemps...
Le prunus est sans doute le plus courageux des arbres du jardin, car il annonce le printemps comme la bonne nouvelle, avant tous les autres.