Luge, cette après midi dans le jardin.
HANDSKA Plasticienne

Ann, mon amie d'enfance m'a rapporter un journal que je tenais pour elle à l'âge de 15 ans
lorsque j'étais toujours fourré chez les bonnes soeurs. je découvre ce qui m'a toujours semblé assez évident, ce qui me fascinait dans la vie monastique ce n'était pas de consacrer sa
vie à Dieu mais bel et bien cette incroyable fraternité qui existait au sein de la communauté de soeurs...
C'était un peu à
l'écart du village, à la nuit tombante, il y avait un homme, un berger peut être, un homme qui travaillait de ses mains. Des mains toutes usées par le travail. Il ressemblait au Christ, avec des cheveux longs, très noirs et une longue barbe, et des yeux très clair, très profonds.
Il devait avoir mon âge. Il était très beau. Il avait construit un enclos, fait de panneaux tressés en branchages, en feuilles, en épines, en boules de coton. C'était aérien, gracile, à peine
dessiné, complètement dissymétrique et totalement inefficace à retenir des corps qui voudraient s’échapper.
Je regardais un oeuf et je me rendais compte que je voyais au travers, un petit oiseau comme un humain, assis regardant droit devant lui, sérieux.
Aujourd'hui, Piolou m’a réveillé en me souhaitant un bon anniversaire, puis il a dégagé mon décolleté pour m’embrasser sur l’arrondi haut du sein en me disant « je fais des bisous dans
ton cœur, moi ».
Aujourd'hui, comme chaque vendredi, Thelma a fait un drame pour se préparer pour l’école et ne m’a rien souhaité du tout, mais m’a sorti du lit pour que je tempère sa mauvaise
humeur…….
Aujourd'hui, Olivier m’a offert son premier nu au crayon, je suis allée voir mon
ostéopathe.
Aujourd'hui, on a déjeuné dans un très bon restaurant.