HANDSKA
PLASTICIENNE

J'ai souvent besoin de rompre l'isolement du travail l'atelier.
Besoin d’inventer, de provoquer quelque chose de la rencontre, de l’échange. Quelque chose de ludique avec les autres.
J'ai eu l'idée en 1997, d'envoyer chaque mois, un cadeau anonyme à une personne choisie au sort dans l'annuaire.
Avant de me décider, j'ai rencontré un homme qui racontait qu'il était reparti d'un vernissage avec un cadeau de l'artiste (distribué à chaque invité). Ce cadeau l'embarrassait, et il l'avait jeté à la poubelle, à 50m de la galerie en sortant.
J'en ai eu froid dans le dos et je n'ai pas voulu prendre ce risque.
Alors, j'ai décidé d'envoyer les cadeaux mensuels et anonymes à Sophie Calle. J'avais une chance que ce jeu lui plaise.
Durant presque 2 ans, elle à reçu mes petits poèmes bricolés dans trois fois rien.
Puis j'ai décidé d'arrêter, de dévoiler mon identité.
Régulièrement j’ai recours à la correspondance comme mode d’expression. Au printemps 2009, j’envoie 12 Polvorones (petits gâteau espagnole à la cannelle, très friables), emballé dans un petites sac de tissu cousu.
« Je vous ai déjà parlé de ces petits gâteaux espagnols. Je les avais découvert en Chine, dans le placard de mon amie Natalia, un jour
de grand vide (de tête et d'estomac) j'ai gardé pour ces petits gâteaux une tendresse particulière.
Ce qui me frappe dans leur forme, c'est cette friabilité...je ne peux pas m'empêcher de les humaniser pour cette qualité là....il y a de nous la dedans. De nous aussi dans ce petit habit en
papier de soie délicat qui ne protége de rien....
J'ignore comment les vôtres sont arrivés dans vos boites aux lettres. Entiers, écrasés piétinés, cabossés...? »


En septembre 2009, J'ai prévenue mes amis, très solennellement, par faire part sur Vélin, que je couvais une bonne crise de la quarantaine et que je leur souhaitais bonne chance......
Certains sont restés plus que perplexes face à mon humour noir...
Découvrez plus haut l'actualité de l'association.