Samedi 10 mars 2012
6
10
/03
/Mars
/2012
14:57
J’ai démarré une nouvelle pièce qui me remue beaucoup lorsque je travaille. C’est une pièce en hommage à Natacha Kampusch. J’ai
été profondément touchée, troublé par le récit de cette jeune femme qui a été enlevée enfant, détenue et maltraitée par un fou et qui s’est enfuit après huit années de détention concentrationnaire.
Je n’ai aucun goût habituellement pour ce genre de récit. La détention décrite y est
sordide et insoutenable…. En revanche, la personnalité de cette jeune femme est tout à fait incroyable et très déconcertante. Il y a dans sa façon de penser, de percevoir, de survivre, de
s’adapter, de pardonner, de supporter, d’inventer, de se préserver, une liberté absolument hors du commun. Une liberté à couper le souffle, qui m’interpelle et me touche infiniment.
La chemise de pensionnaire portera 3096 traits /points /cicatrices, équivalent au nombres de jours de sa détention.
2
Mercredi 7 mars 2012
3
07
/03
/Mars
/2012
17:02
2
Mardi 6 mars 2012
2
06
/03
/Mars
/2012
18:14
Un sentiment un peu comme ça ce soir, un peu embrouillé….
0
Mardi 6 mars 2012
2
06
/03
/Mars
/2012
09:23
Hier soir, j’ai vue sur Arte, Nobody-knows
un très beau film japonais. Très troublant. L’histoire d’une mère très aimante mais immature qui part vivre avec son mec en laissant ses 4 enfants se débrouiller et à la charge de l’aîné de 12
ans. Des enfants sont planqués et déscolarisés. Le point de vue est tout à fait étonnant, les angles de caméra qui rappellent la vison enfantine. Des très beaux détails. Et puis une grande
sobriété, une délicatesse, une absence de jugement de valeur… c’est infiniment pudique et d’ailleurs on s’aperçoit à peine que le film bascule…à peine. Je jeu des enfants est à couper le souffle…
enfin c’est un très beau film, à la seule et unique condition d’accepter une bonne fois pour toute l’extrême lenteur des films japonais…..
2
Dimanche 4 mars 2012
7
04
/03
/Mars
/2012
17:57
J’ai parfois l’impression d’avoir été longtemps privée de ce temps précieux de travail dans l’atelier.
Il y a donc quelque fois une frénésie compulsive de travail…Une énergie violente.
J’aime ce grand paradoxe de ces taches très répétitives comme la pose d’agrafes à corset.
C’est un geste un peu ennuyeux et en même temps je l’accomplie avec beaucoup de plaisir.
Peut être à cause du résultat que je suis toujours impatience de pouvoir observer.
En travaillant, mon esprit vagabonde autour de ce petit morceau de métal.
D’un coté, le mâle et de l’autre la femelle.
Ce minuscule objet métallique a un pouvoir d’évocation étonnant, la contrainte, le carcan, l’étau, tout autant qu’un vrai pouvoir
érotique.
8
Dimanche 4 mars 2012
7
04
/03
/Mars
/2012
17:29
J’ai commencé l’abécédaire.
La contrainte, la norme, c’est ici le corset.
6
Dimanche 4 mars 2012
7
04
/03
/Mars
/2012
12:06
La robe cicatricielle avance bien. Elle a un coté un peu dérangeant en juste mesure, je pense, avec sa légèreté.
5
Samedi 3 mars 2012
6
03
/03
/Mars
/2012
21:19
J’ai commencé à travailler aujourd’hui sur la robe cicatricielle. C’est un travail un peu ingrat. Il faut ressortir tous ces vieux pansements conservés depuis 15 ans. C’est un peu désagréable. En
même temps c’est une pièce importante. Je m’amuse comme toujours avec la réalité et la fiction. Certaine cicatrices sont cousues au bon endroit avec le bon nombre de points et l’authentique
pansement.
Parfois il y a des cicatrices imaginaires….plus symboliques.
0
Samedi 3 mars 2012
6
03
/03
/Mars
/2012
21:12
Trois cicatrises se croisent comme un aiguillage de chemin de fer. Elles ont
finalement chacune leur propre trajectoires. A cela près qu’elles échouent toutes devant cet immense grain de beauté.
0
Vendredi 2 mars 2012
5
02
/03
/Mars
/2012
18:10
Rentrant de l’hôpital pour ma visite de contrôle, j’écoute cet album de Bertrand Belin,
La
perdue.
Je l’ai découvert chez mon amie Sandrine et chose incroyable je l’ai aimé dès les trois
première notes. Ça m’a fait l’effet d’un chien qui dresse l’oreille.
J’aime cet étrange mélange de minimal (et d’animal) et de lyrique, avec des effets d’orchestre symphonique
en toute fin de morceau comme des points d’orgues. Avec des violons très excités de vas et vient sur les quatre cordes à la même note.
J’aime ces détours par le youkoulélé
tranquilles, de jazz et d’autres bizarreries hybrides. Et peut être surtout, non pas sa très belle voix grave que mon amie Sandrine trouve si troublante (Je suis plus troublée encore par les voix
de filles chez les garçons…) mais ce texte d’une belle poésie bien comme j’aime, pleine de zones d’ombres et de friches à rêves un peu fous.
0
Jeudi 1 mars 2012
4
01
/03
/Mars
/2012
16:39
Voila, j’ai soufflé ma première bougie. Il y a un an je prenais la décision de changer de vie.
C’est un peu l’heure du bilan… je suis heureuse… en pleine crise, j’ai réussi mon pari….
7
Mercredi 29 février 2012
3
29
/02
/Fév
/2012
15:47
L'idée me plait… je l’ai rayé d’avantage… maintenant je vais chercher des oiseaux en
volumes, à rayer aussi….
2
Mardi 28 février 2012
2
28
/02
/Fév
/2012
13:36
J’essaie de libérer cet oiseau depuis deux jours. Aérographe, détourage, sélection à main levé, prélèvement de zone de couleur….. Rein
y fait, il y a cette évidence, même libre, il a de forts stigmates de sa captivité….
1
Lundi 27 février 2012
1
27
/02
/Fév
/2012
12:10
Nous avons traversé le marché aux oiseaux de l’île de la cité… On y vend de belles cages, mais les oiseaux, eux, vivent en
HLM…
A Pékin, tout autour du temple du ciel, se trouve un marché circulaire. D’un coté ce sont les médecines et les potions, de
l’autres, les oiseaux dans leur superbe cages sculptées et ornées de mangeoires en porcelaine délicate… les cages sont couvertes de tissu pour rassurer les pensionnaires….
1
Dimanche 26 février 2012
7
26
/02
/Fév
/2012
17:51
1